Bonga Kuenda, apprend la musique. Très tôt, il lie cette dernière à la nécessité de libérer son pays. Il explique: "toute la culture angolaise était sous domination portugaise, les langues traditionnelles étaient bannies, les musiques africaines également. Sans armes pour se battre, on résistait au niveau culturel, en créant notamment des formations de musique folklorique comme Kissueia, mon premier groupe, avec lequel j'interprétais des chansons qui renouaient avec les formes africaines ancestrales, tout en évoquant clairement dans leurs textes le contexte troublé de l'époque, la misère, la violence coloniale, la révolte latente."